Sous le soleil de novembre en Andalousie, 2010
Vers Moulay Abdessalam, sanctuaire soufi, Maroc, 2012
Merci aux scouts musulmans pour leur accueil à Cordoue, 2010
Rencontre à Château-Mercier (Valais), 2015
Participants aux Automnales 2015 à Lérins
Cercle de fraternité sur la route de Cordoue, 2010
Cercle de dialogue à Venise
En Valais, le lieu des Rencontres Orient-Occident
Rencontre à Kfarmichke, Liban, 2013
Marche en Bosnie, 2015
Vue de la cathédrale de Compostelle
Le mémorial de Srébrénica, 2015
Un marcheur bien encadré à son arrivée à Cordoue

L'association

Mieux comprendre l 'association, son histoire, la Charte définissant l'esprit qui lie ses membres et inspire son action, ses statuts et son organisation.

 

L’album des débuts de Compostelle-Cordoue par Gabrielle Nanchen

Comme Compostelle-Cordoue s’est faite belle pour fêter son dixième anniversaire ! Solide sur ses jambes, bronzée et resplendissante de sourires, ceux plissant les yeux attendris des habitués plus très jeunes de Compostelle-Cordoue et ceux éclatants de jeunesse des scouts chrétiens et musulmans qui ont marché avec eux, elle regarde avec confiance la route qui s’ouvre à elle.

Dans la belle abbaye d’En Calcat, où nous nous sentons si proches les uns des autres en cet après-midi torride de la fin juillet, mon cœur est plein d’alléluias. Ce qui me réjouit autant, c’est que mon rêve est en train de se transformer en réalité.

Pour vous faire comprendre cette alchimie, je voudrais vous présenter un album de photos. Des photos que je ne vais pas vous montrer mais vous raconter.

1. Le premier cliché n’est pas très net. Il date du début de la photo couleur. On y voit sur fond de ciel bleu, de glaciers étincelants et de prés très verts, une foule de très jeunes filles et de jeunes femmes. Toutes portent des chemisiers bleus, verts, rouges ou beiges et des foulards soigneusement enroulés autour du cou. Toutes font le même geste : les trois doigts de leur main droite sont levés, leur pouce appuie sur le petit doigt. Seuls les visages sont différents : peau claire ou peau sombre, cheveux raides ou cheveux crépus, yeux en amande ou yeux ronds. En zoomant sur le premier rang, on distingue une adolescente aux cheveux noirs et aux tâches de rousseur, petite et fluette, qui rayonne de toute sa figure. Au milieu des quelques centaines d’éclaireuses réunies grâce à ce camp international qui se déroule dans son pays, elle est en train de découvrir le bonheur de vivre ensemble et de s’enrichir des différences. Ses camarades l’appellent Moineau mais ses parents l’ont prénommée Gabrielle. 

2. La deuxième photo a été prise bien des années plus tard par cette même personne, qui a pris passablement de cheveux gris. On y voit un groupe de jeunes cyclistes arrivant, crottés et lourdement chargés, sur la place de l’Obradoiro devant la cathédrale de Saint-Jacques-de Compostelle. Certains laissent tomber leur vélo sur les pavés mouillés. D’autres se sont mis à genoux. D’autres chantent et dansent. Il y a dans leurs yeux de la fierté, de la fatigue et une lumière qui étincelle. Je me souviens encore de la petite voix que j’ai entendue au moment où je les prenais en photo : toi aussi un jour tu connaîtras la même joie. En arrivant à pied à Compostelle.

3. De toutes les images que je pourrais vous montrer pour illustrer ma pérégrination du Puy-en-Velay à Compostelle, je n’en retiendrai qu’une. C’est une page de cahier d’écolier épinglée à la porte d’une chapelle perdue dans un champ de maïs, quelque part dans le Gers. On y lit une simple phrase écrite d’une main anonyme. Elle résume à merveille le lent processus de réconciliation que ce cheminement solitaire a opéré en moi :

Pèlerin, il va sans armes et sans armure

A la rencontre de lui-même

A la rencontre de l’autre

A la rencontre du Tout Autre.

4. Et voici maintenant un personnage que je ne m’attendais pas à trouver en arrivant à Compostelle. C’est dans une chapelle latérale que je l’ai vu lorsque, la foule des pèlerins s’étant dissipée, je visitais méthodiquement la basilique. Elle représente un fier cavalier brandissant une épée avec laquelle il pourfend de pauvres bougres au tient basané. La tête de l’un d’entre eux a déjà roulé sous les pieds du cheval. Sous la statue on peut lire : Santiago Matamoros. De matar, tuer et moros, les Maures. Mon sang n’a fait qu’un tour. Saint Jacques, le disciple de Jésus, dans le rôle d’un massacreur de musulmans !

5. La cinquième photo a été prise chez nous par mon mari : on m’y voit moi avec deux personnes dont les recherches historiques m’ont grandement aidée à écrire un livre, lequel s’est trouvé être à l’origine de notre association. Ce livre, Compostelle, de la Reconquista à la réconciliation, c’est l’indignation qui m’a poussée à l’écrire. Après avoir vu la statue du Matamore, je ne pouvais pas laisser plus longtemps les pèlerins de Compostelle ignorer que l’apôtre Jacques dont ils sont censé honorer la mémoire a en fait été instrumentalisé durant plusieurs siècles en Espagne. Que ce n’est pas seulement dans un esprit de paix et d’amour que les chemins menant à Compostelle ont été parcourus depuis le moyen âge. Mais que c’est aussi pour reconquérir – ou pour conquérir – la Péninsule ibérique alors sous domination arabo-musulmane que les souverains chrétiens du nord de l’Espagne et leurs alliés, venus de France et d’autres pays de ce qui est aujourd’hui l’Europe, les ont empruntés.

Les deux personnes qui m’ont aidée dans cette entreprise s’appellent Louis Mollaret1, président de la Fondation David Parou-Saint-Jacques, et Denise Péricard-Méa, historienne. Après la parution de mon livre, Louis m’a encouragée à m’engager activement pour concrétiser le souhait formulé dans mon livre : que le pèlerinage de Compostelle devienne un vecteur de réconciliation entre chrétiens et musulmans. D’accord, lui ai-je dit, mais pas sans vous.

6. En quelques mois, le groupe de personnes intéressées par mon idée s’élargit. Une rencontre est organisée en décembre 2008 à Genève. Sur cette photo on reconnaît de gauche à droite : Louis Mollaret, André Weill (un ami grenoblois de Louis qui a marché d’Auschwitz à Jérusalem), Abbas Aroua (directeur de la Fondation Cordoue Genève – que j’ai connu grâce à un fonctionnaire fédéral, neveu par alliance de ma sœur, dont je reparlerai plus loin –, Abbas qui a mis à notre disposition les locaux de son organisation), GN (votre servante, désignée dorénavant par ses initiales), Bertrand Loze (un scout catholique toulousain habitant Genève et intéressé par le rôle des religions dans la promotion de la paix) et Bernard de Senarclens, (président de l’Association suisse des amis du chemin de Saint-Jacques). En plus de ces 6 pionniers il y a ce jour-là deux ou trois autres personnes qui ont quitté le bateau en cours de route.

7. Ce cliché a été pris pour immortaliser la journée du 18 avril 2009. C’est la date de la création à Genève de l’Association Compostelle-Cordoue (CC), laquelle a pour objectif « d’œuvrer à la promotion d’actions de nature à favoriser le dialogue interculturel, notamment islamo-chrétien ». Cette assemblée constitutive a lieu au lendemain d’une journée de réflexion sur le thème : « Le pèlerinage, un chemin vers la réconciliation ». Elle a pu avoir lieu grâce notamment à deux personnes qui ne figurent pas sur la photo mais que je veux évoquer ici : Jacques Moreillon, un ami à moi, ancien Secrétaire général de l’Organisation mondiale du mouvement scout et par ailleurs membre du Conseil de la Fondation Ousseimi, laquelle a rendu financièrement possible notre journée de réflexion sur les pèlerinages; et Jean-Nicolas Bitter, dont je viens de vous parler et qui occupe un poste de cadre au Département fédéral des affaires étrangères. C’est grâce à lui que CC a pu bénéficier ultérieurement du soutien du gouvernement suisse. La photo en question montre le premier comité de la nouvelle association : les deux co-présidents Abbas Aroua (qui est à l’origine du nom de CC) et GN, le secrétaire Gabriel Baechler (travailleur social valaisan, pèlerin de la Mecque et membre de l’Association internationale soufie Alawiyya - AISA), le trésorier Bertrand Loze, André Weill, ainsi que Tanya Ortega et Mahdi Jahandar. Ces deux personnes, des amis de Bertrand Loze, l’une agnostique, l’autre shiite, quitteront le comité au bout de peu de temps.

8. La photo que vous voyez maintenant a été prise en novembre 2010. En arrière-plan, le fleuve Guadalquivir et la Mezquita, la mosquée-cathédrale de Cordoue. Au premier plan un important groupe de marcheurs avec leur bâton et leur sac à dos. Ils rejoignent à pied la cité andalouse qui va être le cadre du grand projet auquel le comité de CC travaille depuis une année et demie : un colloque qui réunira des experts Juifs, chrétiens et musulmans, venus de différents horizons géographiques. Durant trois jours, ils évoqueront à travers le personnage du Matamore et le mythe d’Al Andalus les relations complexes existant entre ces traditions. Le colloque a été mis sur pied en partenariat avec la Fondation Paradigma Cordoba, dont Jacques Moreillon – toujours lui – est membre du conseil de patronage. C’est une généreuse contribution de la Confédération et différents parrainages qui ont permis la mise sur pied du projet, cautionné moralement par un comité de soutien dont font partie des personnalités telles que Michel Roccard, Stéphane Hessel et Frédéric Lenoir. A la tête du groupe de marcheurs qu’on voit sur la photo, il y a André Weill et Jean-François Duchosal qui ont marché depuis Saint-Jacques-de-Compostelle. Parmi ceux qui les suivent et qui se sont contentés de partir de Mérida, à quelque 220 km de là, on reconnaît Louis Mollaret et aussi Alain Simonin, Michel et Christiane Rouffet, Dominique Chappot, Matthieu de Lamarzelle.

9. L’image suivante, je ne peux la regarder sans que mes yeux s’embuent. On y voit, à la tribune du Palais des Congrès de Cordoue, un homme d’une soixantaine d’années de grande taille et d’une stature imposante. Il s’adresse au public du colloque organisé par CC, en particulier aux scouts musulmans, chrétiens et juifs qui se sont joints à nous pour la dernière journée de marche. Il leur dit son souhait que saint Jacques ne soit dorénavant plus appelé Matamoros mais Amamoros. Et son rêve de voir des jeunes de toutes les traditions marcher ensemble vers le même horizon. Cet homme, un jésuite qui a fondé le monastère de Mar Moussa en Syrie, s’appelle – s’appelait ? Dieu seul le sait – Paolo D’all Oglio.

10. Sur cette photo il y a beaucoup de monde, cinq ou six groupes d’une douzaine de personnes assises autour de tables rondes. Elles sont en train de déjeuner dans le restaurant de l’hôtel Conquistador à Cordoue, à deux pas de la Mezquita. En zoomant sur un de ces groupes, on voit un monsieur d’un âge certain en costume cravate entouré de deux scouts qui semblent n’avoir qu’une vingtaine d’années. La jeune fille porte la chemise verte des scouts musulmans, le garçon la beige des scouts juifs. A la droite de la jeune scoute il y a le cheikh Khaled Bentounes, leader spirituel de AISA, à qui l’on doit une des interventions de la matinée. A la gauche de celui-ci, on reconnaît Michel Rouffet quia accepté la tâche difficile de coordonner le déroulement de ce repas qui vient clôturer le colloque. Un repas à moitié improvisé, car les responsables de CC ne pensaient y inviter, pour des raisons financières, que ceux et celles qui s’étaient investis comme orateurs. Le hic, c’est que les jeunes présents dans la salle, de même que la plupart des marcheurs de Compostelle ou Mérida à Cordoue, n’entendaient pas les choses de cette oreille. Déjà qu’on ne leur avait quasiment pas laissé la possibilité de s’exprimer durant la partie officielle, on n’allait pas maintenant les exclure du seul moment convivial du colloque.

Ils ont donc fait du forcing à la porte du restaurant. Et la co-présidente ainsi que le trésorier de CC, se souvenant opportunément d’une histoire de multiplication des pains, n’ont pu que s’incliner. A la condition toutefois que l’on ne se contente pas de manger mais aussi que l’on réfléchisse à la suite éventuelle à donner à l’aventure vécue ensemble.

Le temps du repas a été fécond. Intellos experts et marcheurs pragmatiques, jeunes et vieux, juifs, musulmans, chrétiens ou agnostiques, ils ont découvert que tous partageaient un idéal commun, contribuer à la rencontre des hommes et des femmes de toutes les traditions culturelles. Et qu’il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin.

11. Juillet 2012, Moulay Abdessalam. Cette photo illustre la première concrétisation du souhait formulé à Cordoue. C’est une longue file de marcheurs tout de blanc vêtus. Parmi eux, plusieurs membres de CC. Partis à pied de Ronda, à proximité de Cordoue, ces derniers ont franchi le détroit de Gibraltar – comme les migrants, dont ils se sentent solidaires, mais en sens inverse – pour rejoindre Tanger où ils ont rencontré notamment Sofia Bentounes. La fille du cheikh a remis à chacun un t-shirt blanc portant l’inscription en vert : Marcheur de la paix. Avec les très nombreux pèlerins musulmans venus du Maroc, de Turquie, de France, de Suisse et d’ailleurs, ils gravissent la colline aride au sommet de laquelle se trouve le sanctuaire soufi de Moulay Abdessalam. Tout au long du parcours ils sont encouragés par des scouts qui leur distribuent de l’eau. Ils se mêleront ensuite à la foule qui se recueillie au pied du mausolée pendant que les officiants psalmodient des dikr. Certains marcheurs de C-C laisseront leur regard errer du côté de l’ouest. Là où le soleil, que la légère brume de cette fin de journée a rendu rouge, est en train de descendre doucement vers l’océan.

12. Les photos qui remplissent les pages suivantes de l’album, le temps me manque pour vous les montrer. Vous y verriez de splendides paysages : un bisse du Valais entre St-Maurice et Sierre, les collines de l’Ombrie entre Rietti et Assise, les cèdres du Liban et la vallée de la Qadisha, les sentiers pleins de poésie mais bordés de champs de mines de la région de Srebrenica en Bosnie, le désert du Néguev et la Mer morte, la roche de Solutré et le site de Taizé, la Côte de Granit rose et la chapelle bretonne des Sept dormants.

Et à chaque fois, au premier plan, des marcheurs pas tout à fait pas comme les autres. Des marcheurs qui, s’inspirant des mots du poète Antonio Machado, tracent à chaque pas leur chemin les uns vers les autres – al andar se hace el camino,.

Plusieurs de ces marcheurs ont à l’esprit la devise rituelle des pèlerins de Compostelle : Ultreïa ! Toujours plus loin ! Mais leurs amis leur ont appris à ajouter Inch’Allah !

Gabrielle Nanchen

1Les noms en caractère gras sont ceux des personnes qui se sont engagées dans l’aventure de Compostelle-Cordoue de façon durable ou particulièrement importante.

La Marche en Occitanie courronne 10 ans d'activité de l'Association

A En Calcat nous avons terminé cette marche qui nous a permis de vivre des moments intenses entre jeunes scouts et membres de Compostelle Cordoue.

La joie communicative des Scouts Musulmans de France et des Scouts et Guides de France nous a séduit et les liens ainsi établis nourriront la croissance de chacun. 
Le dernier jour nous avons célébré les dix ans de l'association: Gabrielle Nanchen, fondatrice de l'association en 2009 avec Louis Mollaret et André Weil, à travers les images d'un album de famille, nous en a rappelé les étapes fondamentales ainsi que les valeurs partagées au cours des marches réalisées dans divers pays.

Plus qu'un bilan cette rencontre nous donna l'élan pour un nouveau départ.

Le film dont lien ci après vous fera vivre l'ambiance de cette marche qui malgré la canicule fut un grand succès:

https://viaoccitanie.tv/une-marche-intergenerationnelle-a-travers-le-tarn/

Alain et Roger

 


 

Charte de Compostelle-Cordoue

Charte de l'Association Compostelle-Cordoue: marcher, dialoguer, comprendre

● L’homme est pèlerin sur la terre, sa vocation est de se mettre debout et de marcher. C’est ce que nous appelons « l’esprit de Compostelle ».

● L’homme est un être de relation, destiné à «vivre ensemble» avec ses semblables d’origine et cultures différentes, c’est « l’esprit de Cordoue » L'association cherche à créer des conditions favorables à une meilleure compréhension entre personnes d'origines, situations et cultures différentes. Son originalité est de proposer des activités comprenant trois temps : marcher, dialoguer, comprendre pour favoriser l'entre-connaissance.

Ces activités permettent à ceux qui les pratiquent d'approfondir leur quête spirituelle personnelle en impliquant la tête, le cœur et les jambes.

L'association ne se réfère à aucune obédience religieuse ou philosophique particulière.

S’appuyant sur l’esprit de Compostelle et de Cordoue qu’elle souhaite partager avec des hommes et de femmes disposés à «faire ensemble», l’association considère comme indispensable d’associer, dans le même temps, la tête le cœur et les jambes, c'est-à-dire la totalité de l’être pour promouvoir le dialogue et la compréhension. Elle s’efforce de promouvoir la marche comme meilleure possibilité de «faire ensemble». Elle s’attache à : - mettre en œuvre des propositions de « vivre ensemble »… - mettre au point et utiliser des méthodes de dialogue (cercles de conversation) - mener des activités de recherche utiles à la réalisation des actions visées - informer et former le public intéressé par ces actions - publier des œuvres artistiques et littéraires en lien avec ces actions

♦ Marcher : nous organisons des marches vers des lieux porteurs de sens, soit par leur caractère sacré dans l’une ou l’autre culture, soit par leur dimension historique ou culturelle : - marche de Compostelle à Cordoue en 2010 - pèlerinage vers Moulay Abdessalam au Maroc et voyage au Liban avec Reconstruire Ensemble en 2012  - marche vers Assise en 2013 tourner svp - marche vers Berne avec AISA-CH, porteur d’un message de paix inspiré de Nicolas de Flüe, en 2014 - marche pour le renouveau de la Bosnie, avec Solidarité-Bosnie CH, de Nezuk à Srebrenica, en 2015  - marche sur le Chemin d'Abraham, avec Taila-Root, de Jéricho à Hébron. puis rencontre à Jérusalem avec des acteurs de paix, en 2016 - marche de la réconciliation-guérison de Mâcon à Taizé en 2017 - marche du pèlerinage islamo-chrétien des sept dormants de Lannion à Vieux marché par la côte de granit rose, en Bretagne, en 2018 L'association soutient les marches individuelles à caractère symbolique et d'échange que des membres peuvent organiser à leur initiative (marche autour de la Méditerranée en 2013-2014, périple d'Istanbul à Haridwar en Inde, de Françoise Simonot-Lion et Mathieu de Lamarzelle en 2017 et 2018)

♦ Dialoguer : nous facilitons la compréhension entre les marcheurs et entre les personnes de cultures différentes en les invitant à des cercles de dialogue (ou cercles de conversation), par groupes de 15 à 20, pour échanger à propos d'une pratique commune. ( « Qu'avons-nous appris en marchant », «Nos actions pour la paix », « Comment vivons-nous ensemble dans nos quartiers ? »……...)

♦ Comprendre : nous organisons avec des partenaires, des forums et des rencontres (Colloque de Cordoue en 2010). Nous sommes partenaire régulier des Rencontres Orient-Occident au Château Mercier à Sierre. Des échanges avec Reconstruire Ensemble en Valais et au Liban et avec AISA (Association Internationale Soufie Alâwiyya), notamment les Rencontres de St Maurice en 2014 et 2015, et une contribution avec AISA aux Semaines sociales de France en 2015). Ces journées de réflexion et d'échange permettent de rencontrer des acteurs de la société civile, des religieux, des scientifiques. Ces manifestations sont ouvertes à tous. Nous avons publié un livre Compostelle-Cordoue Marche et rencontre, aux Editions Saint Augustin (2012) et deux Cahiers (Marche-rencontre en Palestine sur le Chemin d'Abraham et à Jérusalem. 2017). Nous avons contribué à la production du film « Le souffle de la paix » de Julien Triger (2014).

Nous sommes présents sur Internet www.compostelle-cordoue.org.

Les membres de l'association se retrouvent une fois par an pour leur Journée annuelle : faire le point sur les activités en cours, dessiner les projets futurs et rencontrer les associations locales (Lyon en 2012, Paris en 2013, Toulouse en 2014, Lérins avec VEAC (Vivre Ensemble A Cannes) en 2015, St Antoine l'Abbaye à la communauté de l'ARCHE en 2017, Lanau au Centre bouddhiste zen en 2018, Les Amanins avec un centre d’agro-écologie en 2019) Des antennes locales (Paris, Toulouse, Suisse romande) développent, à leur propre initiative, des activités de rencontre et de marche en partenariat avec d'autres associations.

Genève-Toulouse, Juillet 2019 Contacts : - Suisse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - France : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.{jcomments off}