Association Compostelle - Cordoue


Pourquoi Compostelle et Cordoue ?

L’homme est pèlerin sur la terre, sa vocation est de se mettre debout et de marcher
c'est « l’esprit de Compostelle ».
L’homme est un être de relation, destiné à « vivre ensemble » avec ses semblables de cultures différentes :
c’est « 
l’esprit de Cordoue »

Marcher, Dialoguer, Comprendre


 


Palestine Israël

Cette rubrique est ouverte pour permettre aux participants au voyage en Palestine et à Jérusalem de poursuivre par l'intermédiaire du site le grand bouillonnement d'idées et d'opinions que ce voyage a suscité. Les positions qui s'expriment sont parfois contradictoires, voire fermement opposées comme le sont certaines personnes que nous avons rencontrées.Mais toutes ne l'étaient pas. Nous avons croisé des personnalités engagées mais ouvertes au dialogue. Ce qui est possible sur le terrain, là-bas, doit l'être aussi, chez nous, au sein de notre association. C'est l'espoir qu'exprime l'ouverture de cette rubrique, avec le souhait que notre expérience puisse être partagée en dehors de l'association.

Voir le Communiqué de Presse diffusé par l'association au retour du groupe

Tags: dialogues, espoir, oppositions,

Ne pas confondre antisionisme et antisémitisme

L’historien israélien Shlomo Sand interpelle Emmanuel Macron sur son discours, tenu en présence de Benjamin Netanyahou, pour la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv

21 juillet 2017

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que « L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». 

Retrouver la paix et la dignité en Israël et en Palestine

Retrouver la paix et la dignité en Israël et en Palestine

Les Israéliens juifs dont la voix est dissidente, ainsi que leurs alliés plus progressistes au sein de la diaspora juive, constatent qu’Israël s’éloigne toujours davantage de la promesse de ses fondateurs en 1948, écrivent les membres du Cercle Martin Buber

Troisième guerre israélo-arabe également connue sous le nom de «guerre de juin», la guerre des Six-Jours mettait aux prises il y a cinquante ans Israël et ses voisins l’Egypte, la Jordanie et la Syrie. Une partie de la société juive israélienne, sous l’impulsion du gouvernement d’extrême droite ultra-nationaliste de Benyamin Netanyahou, célèbre en ce moment les cinquante ans de la libération de la Judée-Samarie (nom biblique donné à la Cisjordanie) et du plateau du Golan. Une autre partie de la société juive, avec la minorité arabe, commémore quant à elle le jubilé de l’annexion forcée de Jérusalem et l’occupation par Israël de la Cisjordanie (la guerre en Syrie ayant mis temporairement le plateau du Golan en dehors de l’équation).

Les Israéliens juifs dont la voix est dissidente, ainsi que leurs alliés plus progressistes au sein de la diaspora juive, constatent avec tristesse qu’Israël s’éloigne toujours davantage de la promesse contenue dans sa Déclaration d’indépendance, élaborée par ses fondateurs le 14 mai 1948. Celle-ci proclamait que l’Etat d’Israël serait basé «sur la liberté, la justice et la paix telle qu’envisagée par les Prophètes». Elle affirmait également qu’Israël assurerait «la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe» et qu’il garantirait «la liberté de culte, de conscience, de langue, d’éducation et de culture». Elle appelait les Arabes, résidents de l’Etat d’Israël, à préserver la paix et à participer à la construction de l’Etat d’Israël sur la base d’une citoyenneté entière et égale, en bénéficiant d’une représentation appropriée dans les institutions du pays.

La réalité de l’occupation

Malgré les accords de paix obtenus avec l’Egypte (1978) et la Jordanie (1994), et plus particulièrement depuis l’effondrement du processus de paix dit d’Oslo (2001), la situation des Palestiniens à l’intérieur d’Israël et des territoires palestiniens occupés militairement ne fait qu’empirer. Les Israéliens éprouvent la plus grande difficulté à trouver entre eux un consensus sur le tracé définitif des frontières. Leur sécurité face à la menace terroriste n’est pas non plus garantie. L’extrême droite au pouvoir en Israël et ses alliés dans les colonies adoptent des lois qui criminalisent les organisations de défense des droits humains. De plus en plus de voix s’élèvent au sein de la coalition au pouvoir pour priver les Arabes israéliens du droit de vote au parlement israélien (Knesset).

La situation dans les territoires palestiniens occupés est quant à elle toujours aussi préoccupante. L’occupation militaire ôte aux Palestiniens le contrôle de presque tous les aspects de leur vie quotidienne, qu’ils résident dans la bande de Gaza, en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est. La possibilité de se mouvoir librement à l’intérieur de leur pays, d’aller et venir, de construire sur leur propre terre, l’accès aux ressources naturelles et le développement de l’économie palestinienne sont toujours très largement déterminés par les actions de l’armée israélienne. Le traitement réservé aux prisonniers palestiniens fait l’objet d’une critique particulièrement sévère de la part des instances internationales et les observateurs avisés. La perpétuation de l’occupation, sans perspective de s’achever, nourrit un sentiment de désespoir et de frustration. Ce dernier alimente un conflit permanent, dont l’impact délétère se fait bien entendu sentir sur les Palestiniens, mais également sur les Israéliens.

Stopper la compétition victimaire

Répondant à l’appel du mouvement Save Israël - Stop the Occupation (SISO) – réunissant des universitaires, des intellectuels et des artistes israéliens de premier plan –, des voix discordantes se font entendre ces jours-ci dans toute la diaspora juive. Elles manifestent leur désaccord avec la politique menée par les gouvernements israéliens envers les Palestiniens depuis 1967. Elles exigent un changement de paradigme politique. Elles souhaitent exprimer aussi un message d’espoir. D’une part, un effort nécessaire doit s’effectuer au niveau des consciences collectives. La paix future doit se baser sur l’acceptation et la reconnaissance réciproque des traumatismes collectifs du passé, en particulier celui de la Shoah côté juif et celui de la Naqba côté palestinien.

D’autre part, la paix nécessite également de prendre en compte la situation d’injustice et d’anormalité présente. L’avenir de la région, incluant la Palestine, doit s’ancrer dans des principes et des valeurs, ceux de la justice, sur la base d’une conviction commune que chaque être humain vivant dans l’espace partagé entre la rivière Jourdain et la mer Méditerranée possède les mêmes droits. Pour vivre en paix, les futures générations d’Israël et de Palestine devront réaliser les principes fondamentaux de liberté et d’égalité, desquels découle le droit à l’autodétermination des deux peuples/pour tout peuple.

 Le Cercle Martin Buber de Genève, en partenariat avec l’Institut des cultures arabes et méditerranéennes de Genève, Combatants for Peace, Save Israël - Stop the Occupation et JCall Suisse commémorent les 50 ans de la guerre des Six-Jours et de l’occupation de la Palestine par Israël. Un rassemblement pour la paix a eu lieu le dimanche 11 juin, à 17h, sur la place des Nations à Genève.

Le Temps et Le Courrier juin 2017

Contacts pour l’organisation du voyage en Palestine

Pour en savoir plus sur les personnes et organismes rencontrés et les soutenir :

Les maisons chaleureuses de Beit Esther : actions psychosociales et médiations

www.beitesther.org

Mira Awad chanteuse israélo palestinienne :

www.miraawad.co

Neve Shalom : village regroupant des familles juives, chrétiennes, musulmanes, école de la paix, dôme du silence pour prières communes

www.wasns.org

Maison d’Abraham à Jérusalem : accueil de pèlerins de toutes obédiences dans un cadre neutre et

magnifique :

www.secours-catholique.org/maison-dabraham-a-jerusalem

Kairos-Palestine: théologie de la libération ; oeuvre à la fin de l’occupation israélienne

www.kairospalestine.ps

Association « Compostelle-Cordoue » : marcher, dialoguer, comprendre

www.compostellecordoue.fr

Agence de voyage Tailaroot : voyages organisés en Palestine-Israël et ailleurs :

www.tailaroot.com

AFRAT : Organisme français de formation aux métiers ruraux, basé à Autrans (38) ; l’AFRAT a

aidé à l’ouverture au tourisme du chemin d’Abraham, en lien avec Siraj center et Masar Ibrahim,

dans le cadre d’une convention de coopération décentralisée entre Grenoble, Besançon,

Neuchâtel… et l’Autorité Palestinienne

www.afrat.com

Bethléem Arab Society for Réhabilitation : organisme interculturel de soutien aux populations en

détresse.

www.basr.org

Masar Ibrahim al Khalil : organisme palestinien en charge de l’aménagement et de l’ouverture au tourisme du chemin d’Abraham en Palestine ;

www.masaribrahim.ps

Siraj center : agence palestinienne de développement local :

www.sirajcenter.org

Centre culturel Alrowad, camp d’Aida Bethléem : éducation à la vie des jeunes du camp par le

théatre, échanges interculturels…

www.alrowwad.org

Association Hebron-France : éducation des jeunes, échanges interculturels, tourisme solidaire

www.hebron-france.org

Abraham Fund : construire un futur partagé entre citoyens israéliens juifs et arabes

www.abrahamfund.org

Association Machsom watch : surveillance non violente des check points :

https://machsomwatch.org

 

Un ou deux Etats ?

Depuis des années la solution à deux Etats Israélien et Palestinien semble avoir été choisie par tous ceux qui cherchent à ramener la Paix au Moyen Orient. Quelques voix s'élèvent cependant pour appeler à explorer une autre solution. Ces populations issues dans leur majorité de racines communes ne pourraient-elles pas vivre avec d'autres structures administratives. L'Etat, le Etats ne doivent-ils pas être conçus pour le bonheur des peuples et non les peuples " utilisés " par des organisations qui leur imposeraient des strucures " invivables " ? Compostelle-Cordoue est une association franco-suisse. La Suisse bénéficie d'une organisation administrative originale. Peut-elle servir de modèle. Alain Simonin, président de l'association apporte ici des éléments de réflexion.

Palestine-Israël : Un seul ou deux Etats ?

Commençons par établir des droits et une sécurité pour tous