Association Compostelle - Cordoue


Pourquoi Compostelle et Cordoue ?

L’homme est pèlerin sur la terre, sa vocation est de se mettre debout et de marcher
c'est « l’esprit de Compostelle ».
L’homme est un être de relation, destiné à « vivre ensemble » avec ses semblables de cultures différentes :
c’est « 
l’esprit de Cordoue »

Marcher, Dialoguer, Comprendre


 


Palestine Israël

Cette rubrique est ouverte pour permettre aux participants au voyage en Palestine et à Jérusalem de poursuivre par l'intermédiaire du site le grand bouillonnement d'idées et d'opinions que ce voyage a suscité. Les positions qui s'expriment sont parfois contradictoires, voire fermement opposées comme le sont certaines personnes que nous avons rencontrées.Mais toutes ne l'étaient pas. Nous avons croisé des personnalités engagées mais ouvertes au dialogue. Ce qui est possible sur le terrain, là-bas, doit l'être aussi, chez nous, au sein de notre association. C'est l'espoir qu'exprime l'ouverture de cette rubrique, avec le souhait que notre expérience puisse être partagée en dehors de l'association.

Voir le Communiqué de Presse diffusé par l'association au retour du groupe

Tags: dialogues, espoir, oppositions,

Programme du voyage en Palestine et Jérusalem

Voyage de « Compostelle-Cordoue » en Israël-Palestine (nov. 2016)

Programme réalisé

3 novembre au soir : regroupement à l’hôtel « Nativity bells » à Bethléem (NB notre nombre important-30- ne permettait pas, comme prévu  par les organisateurs du chemin, de loger chez l’habitant).

4 novembre : Visite de la grotte de la nativité à Beith Sahour, visite de la vieille ville de Bethléem et de l’église de la nativité ; rencontre avec le directeur du centre culturel Alrowad du camp de réfugiés d’Aida à Bethléem. ; rencontre d’une responsable de Bethléem  Arab Society for Réhabilitation ; rencontre des responsables du projet de valorisation du chemin d’Abraham : Afrat, Siraj Center, Masar Ibrahim ; le soir : cercle de présentation des participants.

Alors, la Palestine ?

Depuis que nous sommes rentrés c'est la question que posent tous les amis et parents.
Comment leur raconter ? Comment leur expliquer ?
Les impressions lorsque le car nous dépose dans le désert pour la première journée de marche. Le "groupe" qui se harnache en plein soleil, chacun prenant ses bouteilles d'eau dans un silence un peu angoissé. Oui, personne ne parlait. C'était la beauté du désert ou la peur de ne pas "tenir" ?
C'est superbe. Écrasant. Des souvenirs reviennent. Des lectures. Des films. 
Le monastère Saint-Georges. Mar Saba.
Le jus de grenade…
C'est peut être ça la réponse à " Alors, la Palestine ? "
Mais c'est aussi (surtout) l'incompréhension, l'antagonisme, la haine des deux communautés.
Pays étonnant où tous nos interlocuteurs ont été d'une intelligence stupéfiante. Depuis le bédouin propriétaire du chameau jusqu'à David armé de doctorats divers.
La fascination devant la froide détermination, très argumentée, de Abdelfattah Abusrour, au camp d'Aida, nous expliquant que ce n'est qu'une question de temps mais que la Palestine ne sera plus une terre sous domination israélienne. Et puis on apprend après que les deux photos qui sont au mur sont celles de son père et de son fils assassinés…
L'impatience du David arrivant à la fin de la question posée avant même celui ou celle qui la formulait. Sa morgue et son mépris quand il dit " Citez-moi des Prix Nobel palestiniens ? ".
L'engagement, le charme et les superbes chaussures de la chanteuse Mira.
On n'en revient pas indemne de ce voyage. On en revient pas tout à fait le même.
Mais que peut-on faire à part " témoigner "  ?
 
 
Jean-Louis Lacordaire