Association Compostelle - Cordoue


Pourquoi Compostelle et Cordoue ?

L’homme est pèlerin sur la terre, sa vocation est de se mettre debout et de marcher
c'est « l’esprit de Compostelle ».
L’homme est un être de relation, destiné à « vivre ensemble » avec ses semblables de cultures différentes :
c’est « 
l’esprit de Cordoue »

Marcher, Dialoguer, Comprendre


 


Echos de la marche vers Taizé

Un groupe d'adhérents de l'association a marché de Mâcon à Taizé en passant par Cluny.

Pourquoi Taizé ? Parce que c'est un lieu où le Vivre ensemble y est devenu une évidence. A Cluny, ils ont été rejoints par trois représentants de Vivre Ensemble à Cannes, intéressés par le thème de cette marche, " Réconciliation et guérison ".

RCF Cannes en a rendu compte dans le flim que nous vous invitons à voir sous le lien suivant..

Le souffle de la paix

En 2014, Compostelle-Cordoue s'est associée à l'association soufie suisse Alawyya pour organiser une marche de la paix de Flueli Ranft à Berne. Musulmans, chrétiens, agnostiques ou indifférents ont parcouru d'un même coeur les chemins depuis l'ermitage du saint patron de la Suisse, jusqu'à la capitale fédérale, apportant le message rédigé au XVe siècle par Nicolas de Flue, actualisé par le cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel de la confrérie soufie Alawiyya.

Parmi les marcheurs, des cinéastes ont fixé les souvenirs des paysages traversés, les  échanges et les moments de fraternité vécus au sein de ce groupe. Julien Trigger a réalisé un film, disponible sur DVD (le demander à l'association). Une video publiée sur Youtube en présente un résumé.

Voir la video

Marche vers Taizé 2017, thème réconciliation-guérison

Préparation au thème et programme des journées à Taizé

C'est une nouvelle fois le coeur de l'homme qui est questionné par ce thème de la réconciliation-guérison. Il sera présent à notre esprit au cours de notre marche, dans nos silences, et dans nos conversations. Il nous touche dans nos histoires personnelles, comme dans le monde qui nous entoure. Il sera dans nos cœurs et dans nos échanges en groupe. L'ouverture aux autres cultures, aux autres croyances et convictions est le but poursuivi par Compostelle-Cordoue. Dans le monde actuel, comment peut-on encore oser parler de paix et de réconciliation ?

La JIVE, c'est quoi ?

Une Journée Internationale du Vivre Ensemble

Contribution à l’effort mondial pour l’atteinte des 17 objectifs de développement durable
« Éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous »
 
Lors de la clôture du 1er Congrès International Féminin que AISA ONG Internationale a organisé à Oran en Algérie en octobre 2014, la Déclaration d’Oran a vu le jour. Parmi les recommandations de cette déclaration figure la proclamation d’une Journée Internationale du Vivre Ensemble (JIVE). Depuis cette date, AISA ONG Internationale est porteuse de ce projet et a rencontré, à travers le monde, de nombreuses personnalités, institutions et organisations agissant dans de multiples domaines. Ainsi en octobre 2016, le Président d’honneur de AISA ONG Internationale, le Cheikh Khaled Bentounes, a rencontré M. Peter Thomson, Président de l’Assemblée Générale de l’ONU à qui il a remis le dossier de la JIVE.
Le 29 mai 2017 a été signée à Paris une déclaration qui a été présentée à l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2017 à New York.
Cette déclaration a été préparée par une Journée Internationale du Vivre ensemble tenue à Paris le 19 mai 2017 dont le compte rendu est accessible ici.
 
 
 

 

Toulouse 15 octobre, marche interconvictionnelle

A l'invitation d'un collectif d'associations

Pour construire la Paix, Osons la rencontre

Un collectif d'associations toulousaines organise le dimanche 15 octobre 2017 une marche interconvictionnelle d'une douzaine de kilomètres. Elle reliera des lieux symboliques (aussi bien religieux que laïques), entre Colomiers et Pibrac. Cette marche intègrera des temps de silence et des temps d’échanges

Télécharger l'invitation.

Suivre sur FaceBook

 

Newsletter juin 2017

Les Rencontre Orient-Occident du Château Mercier à Sierre ont été une nouvelle fois marquantes. Cette année nous avions un défi spécifique à relever : réussir à mobiliser un nombre suffisant de participants à deux « cercles de parole » précédant deux conférences-débat, dans le but de proposer à ces participants de devenir des « témoins actifs » pendant et après les Rencontres. Pari réussi en nombre (deux fois 25 personnes) et en qualité du dialogue[1]. Deux thèmes majeurs ont ainsi été abordés : nos pratiques d'hospitalité pour s'ouvrir à la migration comme devoir de conscience planétaire et nos pratiques de « mémoire » familiale et nationale pour donner à chaque protagoniste d'un conflit sa juste place. Au moment des commémorations liées notamment à la Guerre des Six jours et à la constitution de l'Etat d'Israël, les questions des tragiques déplacements de population inhérents à toute guerre et celles des reconstitutions le plus souvent mensongères des vainqueurs, ces questions s'offrent avec une acuité redoublée à la conscience du monde et de chaque citoyen. Notre prochaine marche vers Taizé, planifiée pour fin septembre, se veut une réponse « marchante » à ces graves questions. Tenez-vous informés !

•        Nos Journées annuelles de mars à la communauté de l'Arche

 Magnifique Journées annuelles en mars dernier à la communauté de l'ARCHE dans ce magnifique environnement de  St Antoine l'Abbaye près de Grenoble (lire le compte-rendu sur notre site). Au contact des membres de cette communauté si ouverte et vivante, nous avons pu resserrer les rangs autour d'une envie de soutenir davantage, par l'action et le dialogue, les groupes rencontrés lors de nos marches, celle de Palestine et Jérusalem notamment. Des collaborations sont en cours que vous découvrirez ci-dessous. Nous nous sommes aussi aventurés sur les chemins de la « spiritualité », en expérimentant diverses formes de dialogue et de pratiques rituelles (chant, silence, louanges, massage). Notre Charte ne dit-elle pas : « Nos activités permettent à ceux qui les pratiquent d'approfondir leur quête spirituelle personnelle en impliquant la tête, le coeur et les jambes ».

Dans notre monde si chaotique, en pleine mutation, le volet spirituel de nos existences mérite en effet que nous y consacrions nos réflexions, nos dialogues, nos mises en marche... !

•        Suite de notre marche en Palestine- Jérusalem

Nous avons publié deux Cahiers illustrés : Impressions de voyages et de rencontres et Compte-rendus de nos rencontres avec des acteurs de paix. Ils peuvent être lus, imprimés et divulgués à partir de notre site. Nous ne perdons pas espoir de pouvoir faire venir en Suisse des acteurs de paix rencontrés en Cisjordanie et Jérusalem. Des contacts sont pris également, notamment avec le Cercle Martin Buber de Genève qui oeuvre entre autres pour la fin de la violence et la création de deux Etats ou un Etat binational, et lutte contre l'antisémitisme et l'islamophobie.

Suite aux contacts établis grâce à Morice de Lamarzelle avec l'organisatrice Gaël de la Brosse du Forum des chemins de pèlerinage en avril dernier à Paris, Michel Rouffet a lancé le projet de mettre en place progressivement « un réseau mondial des chemins-pèlerins », auquel pourrait adhérer bien sûr Compostelle-Cordoue. Vous trouverez son texte sur notre site.

•        Rencontres Orient-Occident au Château Mercier de Sierre

Les thèmes de la migration pour raisons économiques, du déplacement des personnes du à la guerre et celui dela « mémoire juste » qui honore autant les vainqueurs que les vaincus d'un conflit, ont donc dominé ces Rencontres 2017. Certaines conférences nous ont spécialement marqués : « Passer d'une diplomatie de l'humiliation à une diplomatie de la reconstruction », avec Bertrand Badie et Joseph Meila, « Quelles commémorations pour quelles perspectives d'avenir en Israël-Palestine avec l'israélien Avraham Burg et le palestinien Elias Sanbar, « La Turquie à la charnière entre l'Orient et l'Occident » avec Jean François Bayart et Nedim Gürsel . Comme nous ont enchantés plusieurs magnifiques spectacles de poésie, contes, chant et instruments évoquant les traditions millénaires de l'orient. Par contre l'objectif dont Compostelle-Cordoue était porteur, de rendre plus incisive la participation du public lors des débats par l'animation de deux cercles de dialogue précédant les débats, n'a pas pu être atteint. Un certain hiatus demeure donc entre les « savoirs d'érudition » des conférenciers et ce qu'on pourrait appeler les « savoirs d'expérience » du public. On peut toutefois espérer que chacun des participants aura a coeur de parler autour de lui de cette « conscience en marche », qui voit la culture comme connaissance approfondie de soi et des autres, permettant peut-être de freiner un peu cet inquiétant mouvement planétaire de repli sur des croyances et des valeurs vécues comme rempart défensif ou vecteur guerrier. Les slogans et les invectives venant remplacer ici le dialogue et le respect de la différence qui sont la marque des Rencontres Orient-Occident. Compostelle-Cordoue est heureux d'être un partenaire toujours plus affirmé de cet événement et poursuivra sa recherche pour développer la participation du public et des associations partenaires des Rencontres.

Parallèlement aux conférences et débats du Château Mercier, nous avons, à l'instigation de Marie Laure Sturm, loué des chambres au chalet des Soeurs hospitalières de Lens à quelques km du Château. Plusieurs membres de CC, notamment l'équipe de Toulouse, emmenée par notre cher Roger préposé aux petits déjeuners collectifs, ont pu faire connaissance, dans ce cadre idyllique (voir photo sur notre site), avec trois membres du Cercle Martin Buber de Genève (www.cerclemartinbuber.ch) : Emmanuel Deonna, co-président, Annaelle Arki et Anita Halarz. Le CMB avait organisé en novembre dernier de passionnantes rencontres avec des acteurs de la société civile palestinienne et israélienne auxquelles nous avions participé. Ces jours passés ensemble dans ce chalet nous ont permis d’échanger sur nos activités réciproques et d'envisager de futures collaborations. Une rencontre très importante donc de nos amis juifs avec lesquels nous n'avons pas encore eu l'occasion de partager nos marches.

•        Notre marche 2017 : du 24 septembre au 1er octobre, marche vers Taizé pour vivre un chemin de réconciliation

La lettre de motivation de Bernard de Senarclens, initiateur et organisateur de cette marche, ainsi que la description des étapes et le bulletin d'inscription viennent de vous parvenir. Notre comité a souhaité que cette marche, dans ses intentions explicites, soit ouverte à tous, juifs, musulmans, non croyants, membres d'autres confessions, sur ce chemin empli d'une nature et d'une culture exceptionnellement riches et en ce lieu d'inspiration oecuménique ouvert à une réconciliation universelle. Après la Bosnie et la Palestine-Jérusalem, vivre ensemble une expérience de réconciliation avec les frères de Taizé (www.taize.fr), qui font rayonner dans toute l'Europe et au-delà, une foi ardente orientée vers l'amour, la responsabilité, le partage et la louange, sera sans doute

marquant pour tous les participants. Taizé a vécu en mai dernier un week end d'amitié islamo-chrétienne qui, à l'écoute des témoignages que l'on peut entendre sur le site de la communauté, a encore reculé les frontières et ouvert les coeurs. Par ailleurs les dates de notre marche coïncideront avec la fête juive du grand pardon, Yom Kippour (29-30 septembre). Nous aurons là peut-être une occasion de partager avec nos amis juifs ce « geste de réconciliation avec toute personne que l'on aurait offensée ».

►Inscrivez-vous donc rapidement et transmettez plus loin, à vos amis et connaissances, notre lettre d'invitation avec le bulletin d'inscription (délai au 15 juillet)

•        Marche au long cours

Notre cher Jean François Duchosal, qui a publiquement fêté ses quatre vingts ans en automne dernier, a repris son bâton de pèlerin. Pour honorer les 500 ans de la Réforme, la catholique Jean François est parti début juin sur le Chemin des Huguenots à la rencontre des Réformés de Luther et Calvin. Un dialogue inter-religieux à lui tout seul. 374 km de Poët Laval, en Drôme, jusqu'à Genève, par Grenoble et Aix Les Bains. C'et la partie française d'un chemin qui fait au total 1600 km, traversant ensuite la Suisse puis l'Allemagne jusqu'à Bad Karishafen dans le Hesse. C'est le chemin de l'exil des protestants au 17me siècle, chassés de France par la révocation de l'Edit de Nantes et réfugiés en Suisse, en Allemagne et en Italie (chemin des Vaudois du Piémont). Audacieux et fidèle Jean François qui fait toute notre admiration.

•        Notre Charte a été réactualisée

Vous pouvez la consulter et l'imprimer à partir de notre site

•        N'oubliez pas de payer rapidement votre cotisation 2017

Le montant des cotisations est inchangé :CHF 50.00      ou     EUROS 40.00

Versement auprès de PostFinance  SA

En faveur de Association Compostelle-Cordoue, Genève

Pour les FRANCS SUISSES : IBAN : CH53 0900 0000 1472 8050 0   BIC :    POFICHBEXXX

Pour un transfert en EUROS depuis l'étranger : IBAN : CH81 0900 0000 9196 3396 0  BIC :    POFICHBEXXX

Au moment où nos amis français s'essayent à une nouvelle forme de démocratie (c'est en tout cas l'effet d'annonce que l'on ressent hors hexagone), qui pourrait relancer le projet européen et favoriser le dialogue citoyen, nous ne pouvons que nous encourager tous à être acteurs de ce changement pour faire renaître l'espoir d'une société plus ouverte et plus engagée.

(Cette opinion n'engage que le soussigné !)

Alain Simonin

président



[1]Les compte-rendu de nos deux cercles, établis par le « maître greffier » Roland Junod, seront disponibles prochainement sur notre site et celui des Rencontres

Alors, la Palestine ?

Depuis que nous sommes rentrés c'est la question que posent tous les amis et parents.
Comment leur raconter ? Comment leur expliquer ?
Les impressions lorsque le car nous dépose dans le désert pour la première journée de marche. Le "groupe" qui se harnache en plein soleil, chacun prenant ses bouteilles d'eau dans un silence un peu angoissé. Oui, personne ne parlait. C'était la beauté du désert ou la peur de ne pas "tenir" ?
C'est superbe. Écrasant. Des souvenirs reviennent. Des lectures. Des films. 
Le monastère Saint-Georges. Mar Saba.
Le jus de grenade…
C'est peut être ça la réponse à " Alors, la Palestine ? "
Mais c'est aussi (surtout) l'incompréhension, l'antagonisme, la haine des deux communautés.
Pays étonnant où tous nos interlocuteurs ont été d'une intelligence stupéfiante. Depuis le bédouin propriétaire du chameau jusqu'à David armé de doctorats divers.
La fascination devant la froide détermination, très argumentée, de Abdelfattah Abusrour, au camp d'Aida, nous expliquant que ce n'est qu'une question de temps mais que la Palestine ne sera plus une terre sous domination israélienne. Et puis on apprend après que les deux photos qui sont au mur sont celles de son père et de son fils assassinés…
L'impatience du David arrivant à la fin de la question posée avant même celui ou celle qui la formulait. Sa morgue et son mépris quand il dit " Citez-moi des Prix Nobel palestiniens ? ".
L'engagement, le charme et les superbes chaussures de la chanteuse Mira.
On n'en revient pas indemne de ce voyage. On en revient pas tout à fait le même.
Mais que peut-on faire à part " témoigner "  ?
 
 
Jean-Louis Lacordaire